Section Fun

23 juillet 2009 Par Tof

Je trouve tellement de conneriesbêtises sur le net, et j’aime tellement peu envoyer des mails à tout le monde, que je me dis, tiens, je vais les poser là.

Entre deux news sur un bébé et sur les voyages, autant se lâcher.

Déjà, j’ai découvert que je suis pas le seul au monde à porter ce chapeau ridicule :

28 ans d'une vie beaucoup plus sereinem02_19712673

Je vous conseilles par la même occasion le site “Big Pictures“, d’où proviens la photo : c’est un site journalistique, qui diffuse des photos exceptionnelles et sans baratin. La preuve que de bonnes photos valent mieux que des mots,  je trouve même, en l’occurrence, mieux que des vidéos.

Allez, voici celles qui m’ont fait rire, pleurer ou réfléchir (ou les 3 à la fois) :
( vous pouvez faire défiler les photos avec les touches J et K )

Avec ça je passe de la petite info de France Info “Émeutes en chine”, qui traverse le cerveau sans passer par la case réflexion, à une série d’images, qui retournent les synapses. Jamais TF1 ne m’a fait cet effet là.

It’s a boy !

23 juillet 2009 Par Tof

Eh oui !

Et on a décidé de l’appeler (tss, en fait c’est pas encore décidé) !

Bon, heureusement que le gyneco lui, il arrive à reconnaître un zizi sur l’échographie, car moi, j’aurais pas deviné (alors que Maud, apparemment, si).

Comment ça, on n'y voit rien ?

Comment ça, on n'y voit rien ?

Par contre, j’ai bien vu les mains collées vers la bouche, du coup :

  • Soit il suce déjà son pouce
  • Soit il est déjà hyper stressé et il se bouffe les ongles

Dans tous les cas, c’est super mignon.


Maintenant on va pouvoir voyager moins cher :-)

airinter

Publicité des années 60

Qu’est-ce que c’est ?

16 avril 2009 Par Tof

Ou plutôt qui c’est ?

Bé oui je vais être Papa !

Et Maud va être maman pour la troisième fois.

Le coeur du bébé bat, d’après l’écho, à 167 bpm. Le mien bat moins vite, mais néanmoins très fort, depuis que je suis au courant !

Bref, on est Heureux, et on attend la prochaine visite chez le gynéco pour plus de nouvelles (l’état de santé, et le sexe ?).

Tourisme, touristes et tourista

26 février 2009 Par maud

Bon voila ca sent la fin (snif !)

Apres deux jours de tourisme “cliche” entoure de centaines d’autres touristes de toutes nationalites et classes sociales  (very class celle la !), sans oublier pour finir en beaute une autre tourista, Tof ayant vomi toute la nuit tandis que Maud perfectionnait son anglais et sa resistance au wisky avec quelques locaux.

Pas de grand recits, on se reserve pour le retour et puis la fatigue se fait sentir…

Infos pratiques pour notre retour :

  • Decollage de Bangkok le 28 fevrier a 2h30 (le 27 a 20h30 HF)
  • Pause de 5h a Amsterdam (promis on sera sage)
  • Arrivee a Saint Exuperry a 16h35

Je sais que c’est pas facile de demander ca par le biais du blog, mais s’il etait possible de voir Juju et Elisa des notre arrivee a Pusignan, ce serait top super mega cool !!!!!

On a tellement a leur raconter, ils nous ont tellement manque pendant notre voyage.

Bises a tous et khon pun krap a tous de nous avoir lus !

23 février 2009 Par maud

BAGAN SUITE ET FIN

Apres le petit regain d’energie de la veille, un bon petit resto aux chandelles ( ben ouais tout les restos non pas le luxe de se payer un transfo, mais je vais pas me plaindre c’est tellement romantique!) et au lit.

Demain journee cool, nous allons faire le mont Popa!

Ophelie j’ai bien pense a toi il y avait des singes de partout, on pouvait presque les toucher!

Nous avons vu aussi la fabrication d’huile d’arachide  a l’ancienne, avec un simple boeuf.

La fabrication de sucreries en sucre de palme.

Il parait que le soir on peut voir les hommes  grimper aux arbres pour recuperer la precieuse seve qui sera ensuite bouillie pour en faire une sorte de caramel.

Je suis eblouie de voir de tels paysages, sableux  aussi aride que fertiles. Ces gens qui travaillent dans une cadence paisible.

Je sourie souvent lorsque je croise un troupeau de chevres aux oreilles tombantes, ou bien une vache en train d’alaiter son veau au milieu de la route, imperturbable, toutes les voitures ralentissent, se decalent…

Un petit clin d’oeil a toi Dede et aux enfants qui seraient ravis de voir un tel spectacle, sans compter toutes ses belles vaches  tirant de lourdes charges ou labourant les champs et ses chevaux tirant les diligences. L’ ambiance tres ancien temps qui y regne.

Les routes (qui pour nous n’en sont pas!), cabossees mais qui nous bercent presque…

Il fait particulierement chaud aujourd’ hui, on se la joue cool, une bonne sieste et ensuite un petit flanage dans les petits recoins de la ville.

Je tombe sur un super etale de longyis, et comme vous vous en doutez… je l’ai achete! (voyez quand la fievre baisse et que les antibios commencent a faire effet!!!) , on trouve ensuite un petit bar tranquille pour faire le point sur ce qu’on fait demain.

On reprend la route afin de trouver un endroit plus calme pour manger.

Manque de bol, le resto est super mais suite a une panne generale ils on t tous mis leur transfos, tant pis, on se croirait a cote d’une autoroute !

On retourne a l’hotel repus.

Le 21 fevrier

C’est l’heure du depart, on refait nos sacs comme il faut, nous faisons un dernier petit tour de marche et nous allons chercher notre commande chez un artiste ( et oui il y aura des cadeaux sur mesures!) j’en ai presque deja trop dis !

Ca fait tout chose de quitter cette ville, je l’aime beaucoup, les gens d’ici vont me manquer…

Sachant qu’ici la plupart vivent du tourisme et qu’il n’y a presque personne, ils sont prets a casser leur prix pour qu’on leur prenne quelque chose, voire meme l’echanger contre votre montre ou vos lunettes de soleil ( si je m’ecoutais je serai deja a poil! ce qui n’est pas vraiment bien vu ici!), j’ai beaucoup de mal a negocier voire meme a refuser.

Nos sacs sont pres, un pick up nous prend avec d’autres roout’s pour nous ammener a la gare routiere. Nous partons a 15h pour Yangon.

Pas envie du tout… arrivee vers 6 h du mat.

Le 22 fevrier

Bon ben ca c’est fait, le trajet fut moins terrible que ce que je pensais, j’ai reussi a dormir, y avait pas de musique, les lumieres douces, le pied quoi!

Nous retournons au Mother Land2, puis ensuite nous flanerons dans la ville afin de peut etre croiser Mr Toe et Elisabeth, leur dire encore mille merci pour leur bons tuyaux, leur chaleur,  leurs sourires et tout ce que nous oublions encore.

Demain nous prenons l’avion pour Bangkok vers 8h00.

En attendant de nouvelles news, on vous fait pleins de gros bisous!


Maud

PS: On est en forme, tout neufs ! Merci les antibios !

PPS: Emilie manger de la salade ici, c’est pire car tu sais pas avec quoi elle a ete lavee, je t’assure!

PPPS: on n’a pas vraiment la possibilite d’appeler, mais on aurait pleins de choses a dire; meme si on le mets pas, les pensees vont tous les jours aux parents, aux freres / soeurs, aux neveux-nieces-filleulles, aux enfants, aux amis !! Du genre, “si” ils etaient la, voyaient ca…

PPPPS: Les commentaires du blogs ne sont pas reserves qu’a la famille !

La suite

20 février 2009 Par Tof

La suite promise, avec efforts, car on est toujours fatigue et malade, et y’a toujours des coupures de jus ici.

Alors, on a donc bien pris le slow boat, qui porte bien son nom… on a le temps de voir les paysages.

Environ 15 heures de bateau, donc, sans se prendre un banc de sable (apparamment on est chanceux, car c’est assez courant, et ca rajoute facilement 5-10h au trajet).

Le long du fleuve, c’est interessant, on voit le chargement du bateau avec pleins de provisions (notamment du riz), et le dechargement au fur et a mesure au cours du trajet. Des villageois descendent jusqu’a la berge, avec des chars a boeufs d’il y a 100 ans… on se demande combien de temps ils attendent le bateau, vu qu’il n’est jamais a l’heure !

Il y a une cuisine sur le bateau, mais vu que c’est prepare avec l’eau du fleuve et que Maud a deja l’estomac en vrac, on ne mange pas. Le soir, c’est invasion de bestioles autour des neons… folklo !

On arrive finalement a Bagan, sains et saufs, Maud toujours malade (mais elle a pas vomi sur le bateau). Seulement, pas  cool, elle commence a son tour a avoir mal a la gorge…

Bagan

Ici, encore, ce sont des “horse carts” qui nous assaillent pour nous acheminer a notre hotel, le “new park”. Bonne surprise, il est superbe ET calme. On se jette dans le premier restaurant venu, et on y trouve  3 autres couples d’etrangers qui ont eu la meme flegme.

S’ensuivemt papotes en tout genre sur le pays et les voyages, alors que la fatigue nous guette et nous envoie au lit. C’est la que l’angine de Maud devient officielle, et l’on decide alors de rester tranquille tout le lendemain.

Le lendemain sera donc reserve au dodo + internet + mangeage + marche, l’etat de Maud s’arrange pas, bouh :(

Et finalement la nuit sera terrible, meme le thermometre refuse de donner la temperature de notre malade… on commence a reflechir a l’hosto, toussa…
Et finalement la nuit se termine correctement, on compte sur les antibios pour se retaper.

Regain d’energie, et “marre de glander”, on decide de payer un chauffeur de Horse-cart pour la journee, afin de visiter quelques-uns des 10000 temples de Bagan.

Oui oui vous avez bien lu, dix milles temples, repartis dans les environs de la ville… Siddhartha est passe par ici, et ca se voit. C’est aussi le fondement du Myanmar.

Bref, de temples en temples, la visite est interessante, meme si on avait peur de se lasser, chaque edifice a son charme. Et quand on grimpe sur l’un d’entre eux, la vue est eblouissante, presque irreelle.

On passe le coucher du soleil a papoter avec 3 birmans, 2 hommes et 1 femme, en haut d’un temple. Ils nous demandent comment on dit telle ou telle phrase en francais (genre “c’est pas cher”), qui servent pour vendre leurs artisanat aux touristes…

Puis la discussion suit, quand Maud demande comment dit-on “je t’aime” en Myanmar – “Chit te”. On parle alors des relations amoureuses entre Birmans, c’est complique ! Une femme ne peut pas declarer sa flamme a un homme, si ce n’est en mettant pleins de maquillage.

Et un homme ne peut crier son amour, il doit demander discretement a un ami commun… et meme une fois la relation conclue, il ne peuvent pas vraiment faire quoi que ce soit avant d’etre maries.

Bizarrement, ca ne les empeche pas d’etre tres curieux sur le sujet (notre relation, entre autres) et de faire des blagues entre eux (lui crie “Chit La”, “Tu m’aimes ?”, tandis qu’elle fait mine de le taper avec un rouleau de papier).

On apprecie beaucoup ce moment, loin des touristes, si bien qu’on zappe le coucher de soleil !

Ceci clos notre journee, on est enfin au cyber cafe, voici quelques photos !

PS : Roger, si tu nous lis, on n’a pas ton numero de telephone – merci pour tout, en esperant que tout se passe bien.

PPS: Petit JuJu, Petite ZaZa, on adore les enfants ici, et leurs rires nous rappellent a chaque fois votre eloignement – vous nous manquez beaucoup. Pleins de bizous.

Chacun son tour !

19 février 2009 Par Tof

Mingalaba tout le monde,

Merci encore pour tous vos commentaires, et desole pour le silence ! Que l’on va expliquer par :

  • Le manque d’acces (ou d’electricite, Richard tu n’es vraiment pas loin avec tes histoires de pedaliers)
  • Le manque de temps (si, si, il a fallu raccorder les transports, ca se joue souvent a pas grand chose)
  • Le manque d’energie… sitot l’angine de Tof passee, c’est Maud qui attrape une espece de tourista, suivie par, bien sur, la meme angine. On fete son anniversaire aux medicaments…

Bon, alors, du coup, on reprend le trip depuis le Lac Inle, ou on avait prevu d’aller jusqu’a Hsipaw.

Vendredi 13

On file a la gare routiere vers le Lac Inle, ou on a l’occasion de papoter avec un couple de Suisses (dommage, parlent pas francais), en attendant note Bus qui cette fois part en retard.

Le bus est correct, meme si avec la fatigue, Tof en a un peu plein le %$@#%$, alors, on decide d’un commun accord de ne pas aller jusqu’a Hsipaw (prononcer “Sipo”), car 15h de train depuis Mandalay (prononcer “Mandalay”, ouf) a rajouter aux 10h depuis Inle… Trop pour nous.

En lieu et place, on prend le meme train, mais pour s’arreter a Pyin Oo Lwin (prononcer … euh… quelque chose comme Piniouf sans le F, puis “Win!”).

Mythique le train, parcequ’en fait on arrive a la gare routiere de Mandalay a 4h du mat, sachant que le train doit partir a 4h45, et que nous sommes a 11km de la gare ferroviere. Et qu’on a pas de billets et qu’on est eclates.

Heureusement, un petit Birman d’environ 15 ans (qu’est-ce qu’il foutait dehors a cette heure la), decide de faire notre guide, et hop on le suit en PickUp jusqu’a la gare, puis il nous mene au guichet pour acheter les billets pour l’imprononcable Pyin Oo Lwin (des fois en plus ils l’ecrivent autrement).

Nos fonctionnaires a la SNCF font figure de stresses, face au guichetier auquel on a eu affaire, qui essayait desesperement de decrypter nos passeports, tandis que le train klaxonnait pour annoncer son depart… On l’a eu, mais pile poil.

Samedi 14

Pyinulwin est une ville fort sympatique, finalement on ne regrette pas de s’etre arrete ici. Maud est enchantee, car nous somme accostes des la gare par les taxis officiels de la ville, c’est a dire : des dilligences ! Avec de vrais chevaux dedans.

On va quand meme marcher beaucoup durant ces 2 jours, pour economiser des sioux (hin hin hin) et aussi parce qu’il n’y a pas grand chose a faire…

Cependant la ville est tres belle, c’est une ancienne villegiature coloniale (d’ou les dilligences), ce qui lui donne un charme cinematographique. Par “chance”, les guest house (auberges de jeunesse) etaient pleines, du coup on a du se rabattre sur un hotel grande classe, a prix reduit (15 US$) car ils sont en manque de clientele (d’autant plus facile de negocier !).

Endroit parfait pour la Saint Valentin, car promenade en caleche, visite d’une cascade, et d’un merveilleux Jardin Botanique de 96ha. Woah !

On pensait repartir en train, finalement, le retour se fera en pickup, plus rapide et moins cher, et surtout tres folklorique ! C’est simple, combien de Birmans mettez-vous dans un 4×4 ? environ 20 ! (avec leurs sacs).

Non c’est pas une blague, serres comme des sardines, mais en plus avec les derniers accroches, debout (en tatanes en plus) au fond. Bref, dur a imaginer, on racontera.

On arrive, entiers, a Mandalay, vers midi.

On nous avait tellement dit de mal de cette ville (polluee, sale, …) que l’on s’attendait au pire, finalement elle s’est revelee sympa. Surtout comparee a Yangon !

Mandalay

En marchant avec nos gros sacs, on demande un taxi, qui nous propose 3000 kyats (3US$), apres nego, pour aller a l’hotel. On en a marre de se faire avoir, car c’est trop cher, alors on continue a pied. Plus loin, un “trishaw” (velo avec side-car) nous propose 1000 kyats pour le meme trajet. On accepte et on hallucine, le gaillard etant age, il nous transporte avec nos 2 sacs (au moins 160kg total) en pedalant avec le sourire !

L’hotel se revele moins bon que prevu (du bruit toute la nuit…), mais pas grave.

L’apres-midi, on decide de la passer a Mandalay Hill, une grosse colline avec une pagode et pleins de Buddhas partout (comme d’hab), et un super coucher de soleil sur la ville. On comptait y aller en bus (a 42 dans une camionnette) quand un gaillard en moto, tres tres fier de cette derniere, d’ailleurs “my motorbike !”, propose de nous y emmener, nous y attendre et nous ramener, pour un prix correct.

Nous voici donc a 2 derriere notre motard (vous vous en doutez, pas de casque, et pas de code de la route, mais pleins de slaloms entre les autres voitures); il est fier comme un coq, avec une belle europeenne derriere lui, sur sa motorbike !

Pendant l’ascension de la colline (1700 marches) on rencontre 3 moines, curieux (et trop beaux, dixit Maud), et qui parlent (ou essaient de parler) anglais.

Ils nous guident le long du trajet, nous demandent si on est maries, disent que eux ils peuvent pas se marier, on arrive a glaner qq informations, mais, ouch, difficile ! Ils ont un accent a couper au couteau.

Arrivee en haut, bierre trop chere, on se rattrape sur le the (un “lape”, exactement, the + lait + sucre, tres bon). Et la, on voir passer “Kurk”, un californien rencontre a l’ambassade a Bangkok, qui attendait comme nous les visas.

Comme le frere du “Motobiker” etait un taxi-driver, on se propose de partager les frais avec Kurk pour visiter les anciennes cites de Mandalay, le lendemain.

Mardi 17

La journee commence bien, le taxi-driver nous fait traverser le quartier des sculpteurs de pierre (ils fabriquent des Buddhas, Elephants, Lions… en marbre ou albatre, impressionant), et nous emmene a une pagode dont on a oublie le nom, ou des centaines d’hommes (interdit aux femmes, Maud reste dehors, bouhhhhh sainul) deposent, tout au long de la journee, des feuilles d’or sur un gros Buddha. Qui, du coup, devient toujours de plus en plus gros…

Ensuite, surprise, le Taxi-driver nous emmene a… un mariage ! En fait c’est le mariage du fils de son ami. On est accueilli comme des princes, a une table, ou on nous propose de manger a volonter, glaces, gateaux, et autres specialites…. on est super gene ! La mariee est superbe, tout le monde nous sourit…

On apprend qu’en fait, inviter des etrangers a son mariage porte chance, trop chouette pour nous.

De plus, la famille du marie tient depuis des generations un commerce de tapisseries et marionnettes, on voit alors la fabrication de ces dernieres… c’est du boulot. En prime, seance gratuite de deguisement pour Maud !

La suite de la journee consiste en visites diverses, avec Maud qui sent progressivement son estomac se tordre dans tous les sens, pour finir le jour en vrac. Serie de cachetons dans tous les sens, bouh, c’est pas facile…

Le lendemain matin, en plus, c’est le depart pour Bagan, en bateau… un bateau nomme “Slow Boat”, et il porte bien son nom, il faudra 15h de trajet, depart a 5h30 du mat.

On decide finalement de pas le prendre, vu l’etat de notre pauvre Maud qui ne fete pas son anniversaire dignement, puis, on change a nouveau d’avis au dernier moment a 3h du mat.

Hophop, taxi – bateau (pas trop de souvenirs, trop tot pour le cerveau, et peu de sommeil).

La suite demain, la, il se fait tard, on a faim et on fatigue… et comme le jus a coupe, le cyber cafe est sur alternateur, le prix est double, la connexion est lente… pas de photos ce soir :(

On vous envoie pleins de sourires birmans (ils sont magnifiques), merci de la part de Maud pour vos souhaits, et encore desole pour le manque d’infos, c’est complique… Vous faites pas de soucis cependant, malgre tout cela, ca se passe tres tres bien !

Trekking avec “Jimmy”

13 février 2009 Par Tof

Mingalaba !

Pas cool, le bus ne nous a pas seulement casse le derriere, mais Tof a attrape quelque chose qui ressemble a une angine.

On pars quand meme pour le trek… Du coup, c’est Maud qui en a peut-etre le plus profite, en tirant son cheri qui trainait la patte (on sent meme plus la fievre avec la temperature ambiante !).

Jimmy arrive donc le matin, accompagne de 2 francais, Nicolas et Zoe, qui en sont a leur 4eme mois de vadrouille a travers l’asie (Vietnam/Laos/Cambodge/…), inutile de dire comment on les envie. Du coup, on aura l’occasion de papoter avec eux, en francais (ca repose un peu la caboche), et comme eux ont fait le Myanmar dans l’autre sens, ils ont de nombreux conseils et anecdotes utiles (les cigares, les bieres…).

Ca reste des vacances, le trek est “easy”, et on traverse de nombreux villages ruraux, qui sentent bon l’authentique : paysans, 16 maisons en moyenne pour 100 habitants, et des sourires inoubliables, de partout partout partout.

Chaque fois que l’on croise un enfant, on a droit a une serie de “hello/bybye/tata”… Ils sont mignons tout pleins, et notre guide doit les adorer car il leur donne des bonbons a chaque passage.

Plusieurs fois on s’arrete prendre le the chez un habitant, on y decouvre ainsi la facon de vivre de la majorite des birmans. On comprend aussi le mot “zen”, chez eux tout est au ralenti : doucement, mais surement ! Au pas des boeufs (les chevaux sont trop chers), au rythme du soleil (sieste l’apres-midi), et les kilometres qu’ils font a pied, en portant des charges terrifiantes, sur des chemins non carrossables… On admire meme la competence des nombreuses vaches qu’on a croisees pour tenir debout !

Tous les repas qu’on a pris furent merveilleux (le mot est faible), la table n’est pas assez grande pour mettre toutes les assiettes : legumes et fruits (on a redecouvert les avocats), soupes, lentilles, … trop trop de trucs sains (ca nous change) et bons !

On a passe la premiere nuit chez l’habitant (on pense qu’ils ont l’habitude, le chef de famille est lui-meme un guide). Comme d’habitude on est accueilli a bras ouverts.

La deuxieme nuit fut plus originale, on a dormi dans un monastere, dans une ambiance bien differente de celle a laquelle on s’attendait. Respectueuse et sereine, oui, mais aussi, festive et joviale ! En cours de route notre groupe s’est vu rajoute un couple de Japonais, un Londonnien-italien, et un Slovaque. Du coup, les discussions allerent bon train, le dodo fut mitige (paillasse sur bois dur :) ) et le reveil fut sonore (chant des moines a 4h30). Sans oublier une douche memorable : pompe a bras pour avoir de l’eau, un bacha en pierre… Mais en fait du grand luxe par rapport a celle de la veille hehe !

Bon, pour finir, on peut pas resumer les paysages ni les rencontres, on va poser 2-3 photos !

Pour finir, on arrive a Nyaungshwe (prononcer pas comme ca s’ecrit), tout au nord du lac Inle, ou l’on trouve les fameux Inthas, les pecheurs d’ici.

La region est merveilleuse, on y resterait bien 2-3 jours, mais il nous faut avancer pour respecter notre timing… Vous l’aurez compris, on zappe le Laos :(

On se trouve un bon hotel, on a les tickets de bus pour ce soir 18h (le 13/02), arrivee de nuit a Mandalay, puis dans la foulee, le train pour Hsipaw (prononcer Tsipo), notre prochain lieu de dodo.

A noter une rencontre memorable avec Ethel, dans notre hotel, une femme birmane de 75ans, aux yeux bleus herites de son pere anglais, qui a son age possede une force exceptionnelle (elle est encore guide personnalise, de Yangon-Mandaly-Bagan)… On se sent toujours tout petit apres une telle rencontre. Elle nous offre un cigare (cheerot) et du thanaka, on lui donne une partie de nos echantillons de “produits de beaute”. Quelle honte d’offrir un anti-ride a une si belle mamie…

Bises a tous !

PS: Lorraine, si tu nous lis, un petit conseil d’amis, prend ton sac a dos et pars ! voir les monde ! Tu verras y’a plein de tres beaux gosses routards, comme tu les aimes !

PPS: Emilie, Maud est tres tres touchee par ton petit mot

PPPS : A tous les cousins et amis qui nous rajoutent des petits commentaires, merci !

PPPPS : A tous les autres, vos messages sont notre reconfort quand je (tof) me force a retoucher un clavier !

Kalaw

9 février 2009 Par Tof

On est enfin a kalaw (prononcer Kalo), finalement on est parti a 10h15 de Yangon pour arriver a la gare routiere a 11h00, puis depart 1h30 plus tard, comme prevu (ce qui a l’air rare).

On nous avait annonce des legendes sur ce trajet en bus, la plupart se revelerent vraies :

  • Routes correctes au depart, mais sur la fin c’est du cross (plus de goudron)
  • Clim trop faible alors qu’il fait 35degres dehors,
  • Clim trop forte alors qu’il fait 5-10 degres en arrivant (Kalaw est a 1300m d’altitude)
  • Musique a fond … ca reste supportable

Bon, le plus dur a finalement ete de descendre du bus, apres non pas 15h, mais 18h de trajet (6h20 du mat’), froid, le dos casse, mais la on se plains alors qu’on est quand meme super contents !

Kalaw est tout petit, mais chouette, aujourd’hui commence un gros marche de 5 jours, on a de la chance. Il faut voir les etales de fruits, legumes, epices, poissons, tissus, … Les gens ici sont magnifiques, on voudrait tous les prendre en photo ! Des petits enfants aux vieilles qui machent leur cigare, on se croirait dans un film.

C’est chouette de gouter les saveurs d’ailleurs, meme s’il faut parfois faire des efforts (hein, les enfants :-) ).

En fait, on a a faire a un metissage intense de 3-4 ethnies, Inde, Chine, Thailande, Vietnam… c’est beau a voir.

L’hotel que Mr. Toe nous a conseille est juste a cote de notre descente du bus, ca tombe bien; petit dej, et sieste reparatrice.

Ensuite on trouve le guide que nous a conseille ce meme Mr.Toe, “Jimmy”, qui nous propose un trek sur 2 nuits, en direction du lac Inle, en faisant pleins de detours dans les villages, ainsi que du bateau pour finir. Comme ses services ne sont pas chers, on se fait rappatrier nos gros sacs dans l’hotel du village d’arrivee (perdu le nom).

Apres le trek, on file a Mandalay, puis Hsipaw (parfois ecrit Thsipaw, prononce Sipo), puis … on verra !

Pour poster ce message on a du aller dans le seul hotel qui propose internet, ici, et c’est une connexion a 40kbps. On ne peut encore pas vous envoyer de photos, snif, y’en a des magnifiques…

On ne pourra surement pas poster avant 3-4 jours, en fonction du planning et surtout des connexions que l’on trouvera, ou pas…

Merci (encore) pour vos commentaire, c’est un grand plaisir de les lire a chaque fois.

Bisoux
PS: Pour Juju et Elisa, on pense tres fort a vous deux, j’espere qu’on vous donne envie de voyager a travers nos lignes… Gros gros bisoux de maman et titeuf !

Birmanie enfin

8 février 2009 Par maud

Mingalaba,

Nous quittons Bangkok tot ce matin (vers les 3h45 du mat).

On attend, on va boire un cafe, on papotte, no stress quoi, seulement il faut maintenant qu on se grouille il nous reste 10 min pour embarquer ! Du coup, on est oblige de doubler toute une file d’attente (avec la permission des gens) pour ne pas rater l’avion, on est les dernier a embarquer…

Bon, c’est bon on y est dans l’avion. Yangon airport, peu de monde, quelqu’un nous accoste et nous propose de nous emmener a une guest house: Mother land. On accepte, on embarque avec un couple de francais qui vadrouille depuis 6 mois (trop de la chance !) et la on nous propose un ptit dej copieux, omelette cafe toast part de cake beurre et confiture banane, et gratuitement, c’en est meme genant !

On s’installe dans l’auberge, le lit est immense et il y a un gros ventilateur au plafond (pas du luxe). On part visiter les alentours, l’objectif etant le MTT (office de tourisme) et le “marche noir”, le moyen “officiel” de changer nos dollars en kyats.

Dans notre errance et avec l’aide d’une carte fournie a l’aeroport, nous avons la chance de tomber sur Mr.Toe, qui nous accoste pour nous donner conseil. D’abord reticent, nous finissons par l’ecouter et il nous trace alors un itineraire complet pour notre sejour ici, legerement different de celui que nous avions prevu.

Il nous emmene aussi dans une cordonnerie ou l’on a pu changer 300 dollars en kyats. Il faut savoir que :

  • On ne peut pas retirer d’argent, utiliser une carte ni de traveller’s checks en Brimanie
  • Donc, nous nous trimballons depuis 1 semaine avec assez d’argent pour le temps que l’on va passer ici (2000 US$ !)
  • C’est deja peu rassurant, mais, en plus de collectionner dans nos portefeuilles les euros, les dollars, et les bahts (thailande), il nous faut aussi des kyats !
  • Un dollars vaut a peu pres 1000 kyats. La plus grosse coupure ici est le billet de 1000 kyats, et nous avons change 300 $ (car les hotels et autres acceptent le US$)…
  • Donc nous nous retrouvons avec 300 000 kyats, sous forme de 3 liasses de 100 billets !!! la place que ca prend…

Apres avoir essaye de cacher tant bien que mal notre nouvelle fortune dans nos poches, nous partons pour le “Bogyoke” market, afin de prendre nos tickets de bus pour le lac Inle. On etait tres fatigue, du coup on a mis du temps a trouver le guichet, pour se rendre compte apres l’achat que toute la rue proposait des tickets; on aurait pu comparer les prix !

Au final, nous partons demain (dimanche 8) a 10h45. Chose surprenante, ici le decalage horaire avec la France est de 5h30.

Ensuite, on a marche des heures dans les rues defoncees (sans exagerer) de Yangon, visiter un temple (de Kali, reine de la guerre), et apprehender le peuple Birman. Les gens ici ont un indescriptible sourire, proposent leur aides, et sont tres tres intrigues; on a l’impression d’etre des betes de foire sur tout notre passage. A noter que dans les rues, sur nos 3heures de promenade, nous avons croise 3 touristes, ce qui est terriblement peu… en un mot, on est totalement depayses.

Enfin, une douche, et au lit.

Samedi 7

On avait prevu de se lever tot (5h) pour visiter la pagode Shew Dagon a l’aurore; trop creve, on fait une grasse mat. On termine le meme petit dej geant a 9h, puis on (Maud surtout) decide d’aller dans un village de potiers, sur une ile (separee par un fleuve) au Sud de Yangoon, Thawat.

Ca paraissait simple et anodin, ce fut a la fois complique et merveilleux.

En realite, arrive au port pour acheter nos billets, on est redirige du guichet vers le “office manager”, qui nous dit qu’il faut des “permissions”. On va chercher ces autorisations au MTT, ou l’on doit ecrire une page complete destinee a la police locale, disant a peu pres “Nous sommes des voyageurs qui veullent aller a Thawat pour revenir dans la journee, et nous ne nous interessons pas du tout du tout aux affaires politiques”.

De plus il faut aller photocopier 4 exemplaire d’un document officiel (bien sur, noms et numeros de passeports dument remplis). On revient avec nos photocopies, on croise un canadien dans le meme periple administratif, puis on fonce a nouveau au port.

Sur la route, on croise une petite fille (14 ans), qui veut nous vendre des cartes postales. Elle parle bien anglais, et quand on lui dit qu’on est francais, nous sort 2-3 mots d’un francais impeccable. On fait les yeux rond, on lui dit non pour les cartes postales, elle nous accompagne quand meme au port.

En arrivant, elle nous propose son aide en tant que guide sur l’ile. Elle est tellement charmante que nous acceptons, sachant que le prix est “up to you” (a notre convenance). Elle est toute genee et n’ose pas demander une somme precise… on paiera a la fin.

Elisabeth nous accompagne alors le long de la traversee. On paie 1$ la traversee (avec la sensation que tout les locaux paient beaucoup moins pour 10mn de bateau ! l’etat aime les touristes).

Arrives sur l’autre rive, il faut encore 45mn de route en pickup pour atteindre le village de potiers. Une floppee de Birmans nous sautent dessus pour nous vendre leur service de taxi, a prix d’or.

Apres 15mn de negociations (imaginez-nous, gros timides que nous sommes, negocier un prix devant autant de gens, sans comprendre un mot de ce qu’ils se disent !), on finit par accepter leur prix sans avoir pu rabaisser d’un kyat. Tout le monde alors rigole et applaudi notre patience, et ZoZo et SanKi sont nos chauffeurs attitres pour nous emmener avec Elizabeth, au village.

Deja, on hallucine, la route est completement defoncee; meme en 4×4, on est ballote dans tous les sens (sutout qu’on est dans le coffre du pickup). On en profite pour papoter un peu avec Elizabeth, qui commence par nous demander si on a nos parents… drole de question, on repond oui, elle repond “you are lucky”, elle n’as plus que sa maman.

Ensuite elle nous montre son quartier, en disant que tout a ete detruit par “le cyclone”, que sa maison a ete reconstruite, son ecole deplacee, … et tout ca, avec un grand sourire.

On a les larmes aux yeux en ecoutant cela, tandis que l’on continue a etre ballote comme des sacs a patate.

Apres tout cela, on voit les potiers travailler devant nous (quelle dexterite !), en fait ils produisent a 2-3 familles toute une production qui seche dans de grands hangars. Maud est passionnee :)

On passe ensuite voir une pagode proche (sorte de treeeees grand rond point entoures de temples, dur a decrire).

Puis on decide de prendre une bierrrre pour se remettre de nos emotions, le chauffeur ZoZo lui, decide d’en profiter pour en boire 2 a nos frais. Soit, on est de toutes facons tellement retournes qu’on ne se defend pas.

Retour avec les memes larmes aux yeux et le meme mal aux fesses (d’autant plus que ZoZo decide de conduire beaucoup plus vite), on reprend le bateau, on achete une carte postale et on paie qq sous a Elizabeth avant de lui dire au revoir.

Fatigues mais pas encore morts, on s’arrete pour manger un bout dans un restaurant, avant de comprendre qu’il s’agit d’un Tea Shop. Toute la salle rigole alors qu’on denande a manger, du coup on prend du the, super bon. Le ridicule ne tue pas, par contre il entraine encore une flopee de sourires et d’autres etoiles dans nos yeux…

On finit par aller visiter l’incontournable pagode “Shew Dagon”, alors que le soleil se couche (18h). Pas de surprise, c’est un “pompe-touriste” car 5$ par personne. Il faudrait 5$ de plus pour le guide, on lui dit non, en faisant confiance au “guide du routard” pour les explications.

On enleve nos chaussures (on est deja habitue), on marche un peu, quand moine (nomme “GuRu”, ca s’invente pas) nous accoste. Questions habituelles : vous venez d’ou, vous restez combien de temps, toussa…

A savoir que depuis notre depart on est intrigues par les Bonzes, qui inspirent respect et sagesse, mais nous ne savons jamais si nous devons leur parler, les saluer ou les ignorer.

GuRu se propose de nous guider dans la pagode, et nous raconte alors en anglais et dans un accent horrible les histoires de Buddha, des Nats, et autres choses majestueuses que l’on trouve dans le temple.

Majestueux, oui, on se croirait dans les cites d’or. Trop dur a decrire, et, desole, on ne peux pas mettre de photos pour l’instant.

Tout a la fin, notre guide se fait “discretement” rappeler a l’ordre par un officier de police, Guru arrive a nous glisser rapidement que ce n’est pas bon pour lui de nous guider gratuitement… ca fait perdre de l’argent a l’etat. Encore un signe discret et malsain de l’omnispresence de l’etat, dont jamais on ne peut parler, mais c’est comme un immense secret de polichinnelle.

On finit par rentrer en taxi, douche, biere, internet (il a fallu se motiver !), et la on va aller se coucher (ouf).

Dimanche 8

On avait prevu de poster ce message hier soir, mais la connexion internet tres instable a encore coupe.

On va passer 15h dans un bus, tout le monde nous a dit que c’etait difficile (routes defoncees, clim trop forte ou trop faible, musique a fond sans interruption, sieges pourris,…), on verra bien !!!

On part a 10h45 (5h15 on crois, pour vous), on devrait arriver dans la nuit. On ne sait pas quand on aura a nouveau un acces au net.

Bises a tous, et, meme si on n’a pas le temps de repondre a vos commentaires, sachez qu’ils nous font enormement plaisir; merci.

A bientot !